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Pourquoi lire Ma Reine par une élève de 1L enthousiaste

lundi 15 janvier 2018, par Emmanuelle NAUDI-MEUDEC, Hanna Lebreton.

C’est à la médiathèque de Granville que nous avons rencontré Jean-Baptiste Andréa à l’occasion de la sortie de son premier roman sélectionné au prix Femina. Jean-Baptiste est âgé de quarante six ans, marié et sans enfant, mais a une chienne et c’est en la promenant qu’il trouva l’idée de son roman. Quand nous l’avons rencontré il nous a lu quelques passages de son livre pendant que Paul Rey faisait un dessin en grand format au cours de la lecture.

Sa source d’inspiration vient des anciennes stations essence abandonnées où il imaginait la vie de ceux qui y habitaient. Le thème de ce roman est les jeux d’enfants inventés pour s’échapper du monde réel. L’inspiration de Jean-Baptiste pour le personnage de Shell est une amplification de sa personnalité originale quand il était enfant, la facette qu’il ne montrait pas aux autres, son jardin secret. Et pour Viviane son inspiration vient de son premier amour qu’il avait eu à l’âge de Shell.
Ce que Jean-Baptiste Andréa aime dans l’écriture, qu’il ne trouve pas dans le cinéma, est la sensation de liberté, d’inventer ce qu’il veut. Il a fait cette œuvre pour lui. Il ne vit pas uniquement de l’écriture et du cinéma car ce ne sont pas des métiers financièrement stables. Pour « lisser » tout cela il fait de la traduction en parallèle.
Avant d’avoir trouvé sa maison d’édition, il a eu quatorze refus et, si « le cheval ne vient pas à l’abreuvoir c’est l’abreuvoir qui vient au cheval », puisque c’est sa maison d’édition l’Iconoclaste qui a lu son manuscrit et lui a proposé de signer sans demander beaucoup de modifications.
Même si Jean-Baptiste Andréa vient du milieu du cinéma, ce n’est pas pour autant qu’il veut adapter son roman sur le grand écran car il y aurait trop de restriction budgétaire, mais il n’est pas contre le fait que quelqu’un d’autre le fasse.
La première de couverture est une photo proposée par une photographe hollandaise, Jean-Baptiste ne voulait pas que son nom soit en gros sur la couverture, avec la maison d’édition ils ont étudié la couverture pour trouver une police originale et faire la mise en place du titre et du nom de l’auteur.
Jean-Baptiste est très satisfait de son roman puisqu’il n’y a presque pas eu de modification au manuscrit original. Il nous confie que son écriture est difficile à modifier car il a un certain flot d’écriture puisqu’il ne commence à écrire que quand il connaît la fin de son histoire, lorsque son idée est mûre. Il a donc écrit son premier roman en deux ou trois mois chez lui, dans une pièce calme le matin, lorsqu’il avait les idées fraîches. Son roman se passe en 1965 pour être hors de notre société actuelle.
Il a un prochain livre en perspective mais ne nous en dit pas plus car son idée n’est pas encore assez mûre.
Quand nous lisons Ma reine {{}} Jean-Baptiste Andréa nous fait ressentir un bouquet d’émotions, du rire aux larmes. Quelques sujets sérieux sont abordés très subtilement mais sans développer car ce n’est pas son but d’écrire un livre sérieux. Son roman, nous l’adorons car il nous fait partir dans le monde imaginaire de Shell et Viviane.

Hanna Lebreton 1L