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La lutte pour l’égalité, c’était à l’Archipel !

jeudi 19 octobre 2017, par Emmanuelle NAUDI-MEUDEC.

Jade Beaufils et Hanna Lallemand nous racontent :

Élèves de 1re L, nous sommes allées voir la pièce de théâtre L’île des esclaves de Marivaux, interprétée par la compagnie AKTE, au théâtre de l’Archipel de Granville avec 38 autres élèves du lycée et trois professeurs.
La compagnie a voulu mettre en scène cette pièce de façon moderne et contemporaine. La pièce se passe sur une île utopique, qui inverse les rapports entre maîtres et esclaves.
En effet, le décor ne représente pas un espace déterminé. Au début on observe sur la gauche une chaise d’arbitre de tennis, au centre des écrans de télévision qui seront ensuite déplacés. On voit aussi des échafaudages et des panneaux lumineux qui symbolisent les cabanes qui sont attribuées par les habitants de l’île aux nouveaux arrivants.
La lumière provient des écrans de télévision et de spots de lumière ; une ambiance sonore est créée grâce aux musiciens, chanteurs, qui utilisent des guitares ainsi que des percussions.
Afin de montrer les différentes classes sociales et de respecter l’esprit du texte original, les acteurs interprètent la pièce avec des vêtements contemporains ; des costumes et des vêtements de sport pour les hommes ; pour les actrices c’est grâce aux talons et à la démarche de Cléanthis que se marque la différence sociale. Les deux acteurs incarnant Trivelin sont en costume blanc, comme des arbitres de tennis, ce qui montre qu’ils sont égaux.
La présence de deux Trivelin au lieu est due au fait que c’est une compagnie qui interprète la pièce : il faut un rôle pour tous les comédiens.
Les acteurs commencent à jouer devant les caméras et apparaissent sur les écrans de télévision, puis évoluent à travers le public, ce qui a surpris plus d’un spectateur, et sur scène.
De plus le comique de gestes exagère celui du texte et permet de rendre compte de la personnalité des personnages. Ainsi, Arlequin a une démarche comique et boit beaucoup ce qui montre qu’il est grossier, et trop gourmand. Cléanthis, la femme esclave, a une démarche comique et des mimiques qui renforcent le théâtre dans le théâtre, et ont bien fait rire aux dépens de sa « maîtresse ».
A la fin de la représentation, nous apparaissent à l’écran des photographies de femmes engagées comme Rosa Parks. Cela permet de faire une ouverture sur notre époque pour montrer que l’égalité est encore un combat de nos jours.
Nous avons tous apprécié la pièce et nous avons beaucoup ri, grâce au comique de gestes ainsi qu’au jeu d’acteurs, très crédible. La mise en scène était intéressante et l’ambiance musicale était agréable à écouter. Quelques touches de modernité comme le tube « J’ai encore rêvé d’elle » ont ravi le public.

Voir en ligne : Théâtre de Granville