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Lexique d’immunologie

jeudi 27 février 2014, par Estelle TAILLARDAT.

L’IMMUNITE

Amplification clonale : multiplication par mitose des lymphocytes sélectionnés de façon spécifique par un antigène. on obtient un clone de lymphocyte, donc ils ont tous le même récepteur. Les lymphocytes doivent être stimulés par l’interleukine 2 pour se diviser.

Anticorps : Un anticorps est une protéine circulantes du sérum fabriquée par les plasmocytes. Chaque anticorps est spécifique d’un antigène.
d’après http://freesvt.free.fr/

Antigène : protéine ou polysaccharide étranger qui provoque une réaction immunitaire, production de LT, de LB et d’anticorps.

Cellules dendritiques : Les cellules dendritiques sont des cellules sentinelles du système immunitaire intervenant dans la réaction inflammatoire. Elles font parties des phagocytes capables de présenter l’antigène.

Cellules-mémoires : Lymphocytes à longue durée de vie, différenciés lors d’une sélection clonale. Elles permettent une réponse secondaire à l’antigène plus rapide et quantitativement plus importante qui assure une protection de l’organisme vis-à-vis de cet antigène.

CMH : complexe majeur d’histocompatibilité : ce sont des molécules membranaires marqueurs des cellules d’un organisme, associé à l’antigène chez les CPA et les cellules infectées.

Complexe immun : complexe macromoléculaire d’antigène et d’anticorps unis de façon spécifique. Selon la taille du complexe on peut distinguer les complexes immuns solubles et les complexes immuns précipitant.

CPA : cellule présentatrice de l’antigène qui montre l’antigène associé en surface avec les molécules du CMH aux cellules de l’immunité adaptative. ces cellules sont, par exemple, les macrophages et les cellules dendritiques.

cytokines : Les cytokines sont des molécules solubles synthétisées par des cellules du système immunitaire agissant à distance sur d’autres cellules.

Défenses adaptatives : lymphocytes T, lymphocytes B

Diapédèse : La diapédèse est la migration des éléments sanguins (en particulier les globules blancs) hors des capillaires (petits vaisseaux sanguins).

Granulocytes, polynucléaires : globules blancs dont certains sont capables de phagocytose.

Histamine : médiateur chimique libéré par les mastocytes lors de la réaction inflammatoire, à l’origine de la vasodilatation ; Cette molécule est responsable des réactions allergiques.

Immunité adaptative ou acquise : Cette réponse est spécifique de l’antigène du fait que les cellules de l’immunité adaptative, les lymphocytes, portent un seul type de récepteur capable de reconnaitre un antigène. Elle est limitée dans le temps à l’élimination de l’agresseur dont elle garde la
mémoire.

Immunité innée : correspond à une réponse immédiate, non spécifique de l’agent étranger, non adaptative. Les cellules de l’immunité innée expriment un ensemble de récepteurs capables de reconnaitre les éléments étrangers.

Immunité adaptative à médiation humorale : immunité adaptative liée aux lymphocytes B et à la production d’anticorps.

Interleukine : molécule chimique, faisant partie des cytokines, libérée par les LT auxiliaires et stimulant les LT CD8 et les LB.

Leucocytes : globules blancs

Lymphe : Liquide formé à partir du sang par filtration à travers la paroi des vaisseaux capillaires. Il est formé de plasma et de globules blancs, il rejoint la circulation sanguine par les vaisseaux lymphatiques.

Lymphocytes B : lymphocytes qui sont produits dans la moelle osseuse où ils subissent leur maturation. Ils portent des BCR ou récepteurs B. Se différencient dans les ganglions lymphatiques en LB mémoire et en plasmocytes qui sécrètent des anticorps. animation sur leur sélection clonale

Lymphocytes TCD4 : lymphocytes qui sont produits dans la moelle osseuse mais qui subissent leur maturation dans le thymus. Se différencient dans les ganglions lymphatiques en LT mémoire et en LT auxiliaires ou helper qui stimulent l’immunité par des interleukines (activation des LB et des LTc).

Lymphocytes TCD8 : lymphocytes qui sont produits dans la moelle osseuse mais qui subissent leur maturation dans le thymus. Se différencient dans les ganglions lymphatiques en LT mémoire et en LT cytotoxiques : détruisent les cellules infectées et cancéreuses par simple contact grâce à des perforines ou en provoquant le suicide cellulaire = apoptose

Macrophage : monocyte qui s’est fixé dans un tissu après diapédèse, capable de phagocytose. Devient une CPA.

Mastocytes : cellules sentinelles du système immunitaire intervenant dans la réaction inflammatoire, sécrètent de l’histamine et des cytokines.

Mémoire immunitaire : lors d’une 2e exposition à un Antigène la réaction est plus rapide et plus forte car il existe des cellules mémoires à longue durée de vie.

Monocytes globules blancs circulants dans le sang

Organes lymphoïdes primaires : Les organes lymphoïdes primaires sont les organes dans lesquels les lymphocytes T et B vont être fabriqués et acquérir leurs maturation.
Ces organes sont la moëlle osseuse qui assure la production des lymphocytes T et B et la maturation des lymphocytes B et le thymus qui assure la maturation des lymphocytes T.

Organes lymphoïdes secondaires : Les organes lymphoïdes secondaires sont les organes dans lesquels les lymphocytes T et B vont être sélectionnés par la rencontre avec l’antigène et où ils se différencient.
Ces organes sont la rate, les ganglions lymphatiques et les tissus lymphoïdes.

Phagocyte cellule capable d’englober et de digérer un corps étranger ( par exemple une bactérie) et des cellules altérées. Ce phénomène s’appelle la phagocytose. animation

Plasmocytes : LB activés qui sécrètent des Anticorps.

Prostaglandines : médiateur chimique de la réaction inflammatoire intervenant dans la transmission de la douleur et dans la fièvre.

Réaction inflammatoire : il s’agit d’une réponse innée, rapide et non spécifique qui doit permettre aux défenses immunitaires d’accéder à la région endommagée. Elle se caractérise par une vasodilatation et un œdème. animation

Récepteur B ou BCR : Molécule membranaire portée par les lymphocytes B, spécifique d’un peptide antigénique . Il est composé de quatre chaînes qui appartiennent à la superfamille des immunoglobulines et sont formées chacune d’un domaine variable et d’un domaine constant.

Récepteur T ou TCR : Molécule membranaire portée par les lymphocytes T, spécifique d’un peptide antigénique fixé à une cellule infectée. Il est composé de deux chaînes qui appartiennent à la superfamille des immunoglobulines et sont formées chacune d’un domaine variable et d’un domaine constant.

Répertoire immunitaire : l’ensemble des spécificités des lymphocytes B et T à un moment donné de la vie d’un individu (ou “répertoire” des anticorps et des récepteurs des cellules T) s’élabore dans les organes lymphoïdes primaires par la production et l’éducation des cellules B et T qui subissent une sélection : Les lymphocytes qui reconnaissent les antigènes de l’organisme = cellules autoréactives , sont détruits. Par exemple, 98 % des lymphocytes du thymus meurent par apoptose et sont éliminés par les macrophages.

Sélection clonale : un lymphocyte reconnaît l’Ac qui lui est spécifique, il se multiplie pour former des lymphocytes qui lui sont identiques et qui sont des cellules effectrices

Sérum : partie liquide du sang qui, à la différence du plasma, ne contient pas de fibrinogène (protéine abondante dans le sang, l’un des principaux facteurs de la coagulation). il ne contient ni globules rouges, ni globules blancs, ni plaquettes.

Technique d’immunodiffusion sur gel ou test d’Ouchterlony animation

Vaccin : Les vaccins constituent une thérapie consistant à stimuler le système immunitaire de manière à obtenir une réponse spécifique de l’organisme contre un antigène, qu’il soit viral, bactérien, cellulaire ou même moléculaire. Les vaccins sont obtenus à partir de souches inoffensives de virus ou de bactéries, d’antigènes purifiés ou d’analogues antigéniques. On les utilise couramment en prévention pour éviter qu’un individu ne développe une maladie, mais ils peuvent aussi être utilisés une fois la pathologie déclarée, afin d’orienter la réponse immunitaire contre un envahisseur.

INFECTION PAR LE VIH

SIDA : Syndrome de l’Immunodéficience Acquise

Retrovirus : Il s’agit d’une catégorie de virus, dont le contenu génétique est de l’ARN et pas de L’ADN.

Virus : Les virus sont des entités biologiques subcellulaires, sub-microscopiques, composés d’acide nucléique (ADN ou ARN) et de protéines. Leur matériel génétique est réplicable à l’intérieur de cellules vivantes et ils sont capables de se transmettre de cellule à cellule, autrement dit, ils sont infectieux de manières autonome.

VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine. Au sein de la cellule, il s’attaque notamment au fonctionnement du système immunitaire en détruisant les lymphocytes TCD4, qui participent au système de défense naturel de l’organisme.

Charge virale : La charge virale plasmatique correspond au nombre de particules virales contenues dans un échantillon de sang.

La primo-infection : Cette période est successive à l’infection. Elle peut durer de 3 semaines à 6 mois. Cette phase ne se traduit pas par des signes ou des maux spécifiques. Cela est très variable selon les individus : certains ressentent les effets d’une grippe ou présente les signes d’une affection comme la mononucléose, alors que chez d’autres sujets atteints aucun trouble n’est observé.
Après la pénétration du VIH, ou de cellules infectées par le VIH dans l’organisme, le VIH se multiplie très vite et infecte un grand nombre de cellules. Le système immunitaire met du temps à réagir, et le VIH en profite.
Après quelques semaines, le système immunitaire a suffisamment réagi pour que les symptômes disparaissent. Le sang contient alors des anticorps contre le VIH, ce sont ces anticorps qui sont dépistés par le test qui détermine si une personne est séropositive.

La phase de latence : Dans les 10 années suivant la découverte de leur séropositivité :
• 60% des sujets infectés développeront un véritable sida.
• 20% des sujets contaminés ne présente aucun signe de la phase sida au bout de 10 ans.
• 20% connaîtront des syndromes mineurs.
Le VIH se réfugie dans les ganglions qui forment une sorte de filtre où les germes sont piégés et attaqués par le système immunitaire. Dans le cas du VIH, le virus peut rester dans les ganglions pendant des années sans produire de symptômes mais en continuant à infecter plusieurs sortes de cellules immunitaires.

La phase sida : Une infection à long terme peut produire des dérèglements du système immunitaire. Ces dérèglements peuvent s’aggraver mutuellement et entraîner un état d’immunodépression où le système immunitaire réagit moins bien contre les germes, et où certaines cellules (les lymphocytes TCD4) disparaissent petit à petit. Lorsque cet état d’immunodépression s’aggrave, des infections s’installent et des symptômes apparaissent.
Il y a une très grande diversité de symptômes de la maladie.
Cependant, il y a trois grands groupes de symptômes :
• Les cancers
• Les infections opportunistes, appelées ainsi car les microbes profitent de l’amoindrissement des défenses immunitaires pour envahir l’organisme.
• Les manifestations neurologiques quand le VIH pénètre dans le cerveau. Elles se caractérisent par des pertes de mémoire, une certaine confusion de langage, une diminution de l’acuité visuelle et divers troubles d’ordres psychiques nécessitant l’intervention de psychiatres.
Le SIDA n’a pas une évolution continue. En effet, il évolue par poussées successives qui sont séparées par des phases de latences. Il arrive même parfois que le malade semble totalement guéri mais malheureusement, pour l’instant, ces périodes sont suivies de rechutes...

Séropositif : Se dit d’un sujet dont le sérum contient des anticorps dirigés contre un agent infectieux précis (Toxoplasme, Rubéole, CMV, VIH...). En pratique, lors d’un dépistage du virus HIV, lorsque la sérologie est positive, le sujet est appelé séropositif. Cela signifie qu’il possède des anticorps contre le HIV et donc qu’il est porteur du virus HIV.

ELISA : "Enzyme linked immunosorbent assay" désigne les méthodes immunologiques d’analyse faisant appel à des antigènes ou à des anticorps, marqués par une enzyme dont l’activité permet d’obtenir une réaction colorée, mesurable quantitativement. animation

Le sérum : est le liquide sanguin débarrassé de ses cellules et des protéines de la coagulation. C’est le liquide surnageant obtenu après la coagulation du sang dans un tube. Il désigne en particulier le plasma sanguin purifié, débarrassé des facteurs de coagulation.
Ce liquide principalement constitué d’eau, contient des substances dissoutes : des protéines (anticorps, albumine ...) et des ions (sodium, chlorure...)